Historiquement, dans beaucoup d’endroits du monde, l’Homme a souvent utilisé l’eau et différentes céréales pour produire des sortes de galettes ou pains. Les basques utilisent l’eau et le mais pour faire le « taloa ».  En Inde l’eau et le blé créent le naan. En Bretagne, ils utilisaient différentes céréales mélangées à l’eau pour faire leur galette. Mais remontons l’histoire ! Si tout le monde a déjà mangé une crêpe et attribue ce plat à la Bretagne, qui connaît vraiment son histoire et la place des croisades dans cette invention ?

Pas de croisade, pas de crêpe !

Il faut en effet attendre le 12è siècle et les croisades vers l’Asie pour découvrir l’ingrédient clé de la crêpe telle que nous la connaissons actuellement : le sarrasin. À ne pas confondre avec le blé noir car à l’inverse de celui-ci, le sarrasin est une plante et non une céréale ! C’est donc à ce moment que les Bretons délaissent le « gâteau de blé » pour la galette au sarrasin. À cette époque, on la cuit à la poêle et uniquement sur une face pour la laisser plus moelleuse. Puis elle accompagne la soupe en la coupant en lamelles ou était déjà garnie d’œufs, de pâté, de saucisses etc. La crêpe de sarrasin, elle, s’obtenait en battant la pâte plus longuement et se cuisait sur deux faces sur la fameuse Bilig !

Crêpes ou galettes, quelle appellation choisir ?

Au fil du temps, le froment sera réservé pour la création des crêpes et le blé noir et le sarrasin pour les galettes ! Mais en réalité, l’appellation crêpe ou galette varie en fonction de différents éléments. Par exemple la situation géographique.  En basse Bretagne, on ne voit que des crêpes alors que la galette est visible partout de Rennes à la Haute Bretagne. D’autres vous diront que l’aspect salé ou sucré du plat détermine le nom à choisir.

En attendant, de vous accorder sur comment appeler le plat, rendez-vous sur www.creperierennaise.com pour voir toutes les combinaisons sucrées ou salées possibles !